29 avril 2005
Bonne nouvelle pour moi
On pourrait croire que la nouvelle que je viens vous annoncer n'a rien à voir avec le sujet de ce blog : un voyage à Madagascar... Cette nouvelle me permet de confirmer que j'ai justement bien fait de partir à Madagascar malgré ma recherche d'emploi... car je viens d'en trouver un, je commence lundi, pas très loin de chez moi pour l'instant !
Je suis bien contente, et continuerai à alimenter ce blog, j'aurai encore un peu de temps, car le poste est à mi temps !
On dirait que la période est propice en ce moment, puisque "machin en forêt" évoqué par Raoul et Lâm dans les commentaires du dernier message en a trouvé un aussi récemment. Et d'autres connaissances qui étaient en situation de blocage sont convoquées à des entretiens, etc... On doit être dans une période positive ?
26 avril 2005
Transition
Mardi 8 mars
Lever tôt, encore. Petit déjeuner : riz. On a oublié de prendre du pain à Ambalavao, tant pis pour nous... On attend le porteur qui doit nous rejoindre car aujourd'hui nous faisons une grande distance. Il arrive, on part.
Nous prenons un chemin peu habituel car nous rejoignons une boucle de rando à une autre.
Résultat : on se perd. On coupe au travers de la forêt, en pleine descente, pour essayer de récupérer le bon sentier.Côté positif : on se perd dans la forêt naturelle tropicale d'altitude... ça nous permet de voir des endroits sans doute plus vierges que sur le bord du chemin. Et on se rend compte des difficultés de marcher sans chemin. J'aurais imaginé pire, ayant en tête ces forêts dans les films où il faut y aller au coupe coupe, en combat contre le végétal. Là, les arbres sont suffisamment espacés, il faut juste un peu pousser les branches et se protéger le visage.
Côté négatif : on perd du temps, on se fatigue davantage alors que la journée qui nous attend est longue : nous allons grimper au sommet de l'Andringitra !
On monte, on descend, on monte... On retrouve le chemin. On marche pas mal de temps dans la forêt, c'est vraiment très beau. Le temps est au soleil, la chance est avec nous. On monte toujours, pour se rapprocher du "camp 2". Très peu de photos, dans la forêt il n'y a pas assez de lumière et trop de végétation partout. Mais voilà quand même une mue de cigale...
Nous sortons de la forêt, faisons une petite pose, repartons dans un milieu plus ouvert, plus sec. C'est aussi plus plat, ouf ! La vue est dégagée, le soleil tape. Les photos sont dans l'album photo "Andringitra - Jour 2", que vous trouverez en haut dans la colonne de droite. Nous croisons des caméléons, une grosse araignée, des criquets (mais je vous épargne les photos), et nous arrêtons pique-niquer au bord d'une rivière. J'en profite pour me laver les cheveux, tant qu'il fait chaud ! Après une bonne assiette de riz (agrémentée de sardines), une petite sieste... Nous repartons pour plusieurs heures de marche encore, traversons de petits ruisseaux, croisons chenilles, oiseaux, paysages grandioses... pour arriver au "camp 2" et monter la tente.
Nous arrivons trop tard pour pouvoir repartir dans la foulée au Pic Boby. Ce sera pour demain... après l'assiette de riz, la soirée de discussions, charades et blagues, et une nuit encore plus fraîche que la précédente.
25 avril 2005
Forêt primaire humide d'altitude...
Lundi 7 mars (suite)
Photos : voir album "Andringitra - Jour 1" (possibilté de le passer en diaporama)
Nous partons du village vers midi, à pieds. Peu à peu, nous nous éloignons, et peu à peu les signes de l'occupation humaine diminuent. Le village, puis les rizières, puis juste le chemin... De temps en temps, en se retournant, on voit encore le paysage ouvert sur les cultures et l'on entend des sifflements, le claquement d'un fouet, le pilon qui frappe le riz... Nous croisons un jeune meneur de troupeau sorti d'un autre monde : avec son parapluie coloré en guise d'ombrelle, son fouet, torse nu en short, ses 3-4 zébus... Comment le décrire ? Je n'y arriverai pas. Nous l'avons juste croisé, observé du coin de l'oeil. Lui a fait pareil avec nous. Échange de sourires. On se retourne pour se regarder encore une fois. Ni Yoan ni moi n'avons osé sortir l'appareil photo... Nous avons aussi croisé un petit garçon, tout nu, accompagné de son grand frère très souriant.
J'ai l'impression de sortir de l'humanité. D'aller vraiment au bout du monde. Le village de Namoly paraissait déjà éloigné de tout, et on le quitte pour la forêt...
Il y a un camp (emplacements pour poser la tente, espace couvert pour cuisiner, toilettes sèches et coin douche... même un robinet, et qui marche !) bien aménagé, où nous installons notre tente, mangeons (du riz), et laissons nos affaires pour partir faire une boucle dans la forêt. Pas n'importe laquelle : l'extrémité d'un corridor naturel, le bout d'une longue et étroite forêt dont la surface diminue encore et toujours... Il y a plein d'orchidées, par terre et dans les arbres.
Yoan est heureux et cherche et trouve de nouveaux criquets. Nombreuses pauses photos de criquets. Pause encore plus longue, assortie d'une sieste pour Aurélie, à un endroit où la roche affleure, et où les arbres ne peuvent pousser. A même la pierre, se trouve une zone humide avec des Drosera, plantes carnivores.
La promenade se termine dans le soleil couchant, en suivant les sentiers créés par les zébus qui se baladent quelquefois là...
Nous rentrons, nous douchons, mangeons du riz, et des arachides (appelées pistaches, mais ce sont bien des cacahuètes)... Il fait bien froid à cette altitude là, dès que le soleil se couche... On fait pareil.
22 avril 2005
Interruption momentanée...
Reprise des aventures quotidiennes de Lili et Yoyo à Madagascar à partir de lundi ou mardi prochain... Bon week end à tous !
19 avril 2005
1er jour dans l'Andringitra
Lundi 7 mars
Hou là là... Se lever à 5 heures, c'est un peu dur... Allez, on se motive en se disant que c'est pour profiter de la belle journée qui nous attend.
Anatole, le propriétaire et chauffeur de la petite voiture qui nous emmène est à l'heure. On déjeune avec lui dans une gargote (du "riz mouillé" et du thé) et on y va. C'est parti pour plus de 20 km de pistes au soleil levant, jusqu'à Namoly. Les lumières et paysages du lever de soleil sont magnifiques !
Nous croisons pas mal de gens sur la route, qui se rendent au marché de Sendrisoa. Arrivée : petit arrêt à la maison du parc. La responsable n'est pas encore là, mais on peut visiter. On se concentre sur la carte afin de réfléchir à notre itinéraire.
On ne voit pas grand chose sur cette photo, sinon que c'est la montagne et qu'il y a plusieurs circuits possibles. En fait, on veut tous les faire.
Anatole nous conseille un guide qu'il connaît bien : Fidélis.
On discute avec lui, on finit de se préparer, on part...
... pour commencer par un circuit dans la forêt primaire humide, la fin du "corridor".
Photos : à suivre...
18 avril 2005
La bonne réponse est...
... une limace, oui oui, c'est bien une limace, un mollusque gastéropode de l'ordre des Stylommatophores et j'en passe. Vu que c'est une espèce endémique et que peu de monde s'intéresse aux limaces en ce bas monde, je ne peux vous dire son petit nom...
C'est tout ce que je vous demandais de trouver, rien de plus, en fait...
D'ailleurs, cela n'était pas si difficile à trouver, puisque j'avais malencontreusement donné le nom "limace à Ambalavao" au fichier, et que si vous laissiez traîner le curseur de votre souris sur l'image... et bien vous voyiez le titre... C'est malin, ça ! J'ai encore des progrès à faire pour tenir ce blog sérieusement ! Le prochain jeu concours ne sera pas aussi facile, vous allez voir ! Merci à Claire V. d'être quand même tombée dans le panneau... Au moins une personne qui n'aura pas triché en faisant parler le titre de la photo !
Bon, allez, parlons un peu limaces...
En voilà une autre, prise en 2004 dans le nord de l'île. Elle lui ressemble vachement, allez, on va dire que c'est la même espèce.
Ces limaces ont toujours cette apparence de "feuille morte". On les trouve en général dans les sous bois où elles se dissimulent à merveille. Elle a de façon naturelle cet air écrasé (non, ce n'est pas "entomo sans frontières" qui est passé par dessus, hein, Lâm !!). Et à priori n'a pas fait ni n'attend de petits limaçons, comme le pensaient Gérard et Lanterne rouge.
Enfin, je doute de la théorie de sa disparition à cause des espèces introduites à Madagascar, arrivant dans les bagages des touristes ou volontaires AFDI (comme le prédit Mme ou M. Lanterne Rouge). Le principal risque vient de sa feinte : on la prend pour une feuille d'arbre séchée ("Tiens, une feuille d'Eucalyptus, et si je me faisais une tite tisane ?").
Et voilà une autre limace que nous avons croisée un peu plus tard à Madagascar, sur un tronc d'arbre, un peu plus baveuse et verte : une autre limapunk, qu'en penses-tu, Raoul ?
En tout cas, toujours aussi plate...
La voilà d'ailleurs vue de dessous :
Bref, on va dire que le jeu concours était un peu faussé vu ma maladresse (donner le nom "limace" au fichier... pff... quelle nulle !) et que tou(te)s les participant(e)s ont gagné, envoyez votre adresse postale à lilikely1@yahoo.fr. Le cadeau sera envoyé sous quinzaine !
14 avril 2005
Andringitra
Déjà, je dois dire que c'est un des mots malgaches que je trouve le plus difficile à prononcer. Ca donne à peu près [An'djin'gtch']. C'est le [n'gtch'] de la fin qui me pose le plus de problèmes... Le comble, c'est que je réalise seulement aujourd'hui que je ne sais même pas ce que le nom de ce massif montagneux signifie ! Pour une fois, je n'ai pas posé la question... Je ne vais pas relancer de jeu concours, mais si un malgachophone peu me traduire "Andringitra", ça me fera bien plaisir !
Pour situer un peu, le massif de l'Andringitra est au sud de Fianarantsoa et d'Ambalavao. Bon, d'accord, pour celles et ceux qui ne connaissent pas vraiment Madagascar, ça ne vous avance pas beaucoup... Ok, voilà une petite carte (c'est à l'intérieur du spaghetti jaune) :
(désolée pour la qualité de la carte, mais cela vous donne quand même une idée, non ?)
C'est là que se trouve le "fameux" Pic Bobby : "le plus haut sommet accessible de Madagascar". Il y a en effet un sommet encore plus haut, dans le nord de l'île, mais il est dans une réserve intégrale et à part si on est chercheur avec beaucoup d'autorisations, on n'a pas le droit d'y aller.
Pourquoi aller au Parc National de l'Andringitra ? Déjà, parce qu'on y était encore jamais allés, parce qu'il parait que c'est beau, que la nature y est bien conservée, et enfin que Yoan a vraiment envie d'y aller en espérant découvrir des criquets qu'il ne connaîtrait pas encore... Et il y en a plein !
On prévoit donc d'y rester au moins 4 jours, car c'est grand, il y a plusieurs circuits à faire, et vu la difficulté pour y accéder, autant profiter de prendre du temps sur place.
13 avril 2005
Mais qui sont donc Emma et Mme Cathy ?
Je parle d'elles dans le message précédent... Sans plus de précisions. En voilà quelques unes :
Emma est une volontaire française (de l'AFVP, Association Française des Volontaires du Progrès) qui travaille avec une association locales et des animateurs malgaches pour le développement rural et agricole de la zone d'Ambalavao, sur un projet de l'ONG "Terre des Hommes". Aurélie la connaît car elle était aussi volontaire, à un autre endroit (Tsiroanomandidy), en 2003-2004. Et Yoan la connaît aussi car il lui avait déjà fait le coup du "j'arrive sans prévenir" (et sans la connaître encore) en mars 2004.
Mme Cathy est une prestataire de service malgache qui travaille souvent avec Emma et son équipe, plus particulièrement auprès des associations féminines. C'est une vraie animatrice, dans le sens où elle accompagne les associations dans leurs projets, les dynamise, favorise la prise de parole et la réflexion. C'est une femme toujours souriante et positive, enfin à chaque fois que je l'ai rencontrée, c'était toujours agréable !
Malheureusement, je n'ai aucune photo d'elles.
12 avril 2005
Encore du taxi brousse...
Dimanche 6 mars
Grosse journée en perspective (et gros message à lire !). Nous souhaitons arriver jusqu'à Ambalavao, ce qui veut dire en termes concrets :
1- trouver un taxi brousse pour aller jusqu'à Fianarantsoa (entre 50 et 60 km),
2- trouver un autre taxi pour aller jusqu'à Ambalavao (encore 2 à 3 heures de route),
3- organiser notre transport du lendemain pour arriver dans le parc national de l'Andringitra.
1- Déjà, on a attendu presque 2 heures pour le premier taxi, où notre place avait été réservée par les gens de la réserve. Le tout était de ne pas le louper. Mission réussie, on a fait passer le temps en cherchant les criquets et autres bestioles pour Yoan (ici en train de fouiller dans le fossé à la recherche de petits coléoptères avec son filet à crevettes), et en faisant des photos pour moi (vous remarquerez la faiblesse du cadrage).
Bon, et puis le taxi (un minibus) est arrivé, on avait des bonnes places (à l'avant). Enfin ça dépend. Quand on a la place du milieu, comme moi, et qu'on est juste sur le moteur, le fauteuil est moins épais, et donc plus dur, et aussi chauffant.
2- Arrivés à Fianarantsoa, un dimanche vers 11h30... Pas grand monde dans les rues et le stationnement a provisoirement déménagé et ne ressemble à rien. Pas de kiosque représentant les transporteurs, juste les fameux rabatteurs qui ne cherchent qu'à t'emmener vers un taxi afin de toucher leur commission. Même avec l'habitude, c'est difficile de savoir quel taxi choisir. Si tu poses la question, ils vont tous partir très bientôt, ils sont presque pleins (puisque les taxis ne partent pas à heure fixe, mais quand ils sont remplis). On en choisi un. Comme parfois, on essaye de nous faire payer plus cher que le prix normal, mais les autres voyageurs, trouvant agréable que je parle quelques mots de malgache, nous aident à négocier.
Un truc marrant, avec ces rabatteurs, c'est qu'ils essayent tout pour se rendre "crédible". Cette fois-ci, un des gars a essayé de nous faire croire que c'était lui le président de la coopérative SONATRA, et qu'il arrondissait ses fins de mois en travaillant comme rabatteur le dimanche... Parfois, c'est carrément un gars, qui a le badge de sa coopérative, qui te la montre en disant "c'est moi le responsable du stationnement, fais-moi confiance". Au final, ce comportement fait qu'on se méfie particulièrement de ceux qui se disent "responsables". Ce sont souvent les plus gros menteurs...!
On essaye d'aller téléphoner à Emma, pour la prévenir qu'on arrive. On trouve une cabine téléphonique après un peu de marche, mais pas possible de trouver une épicerie ou un commerce ouvert (rappel : c'est dimanche et entre midi et 2) vendant une carte téléphonique. Bon, on va dire que cela nous aura fait faire une petite ballade !
On attend un peu, et on repart assez rapidement. Quelques fois, ça se passe bien, quand même ! On a juste rien mangé à part des bananes...
3- Arrivés à Ambalavao, on se dirige vers chez Emma. Manque de pot, elle n'est pas là. On cache un peu nos affaires dans sa cour, on laisse un petit mot sur la porte, et on repart vers le bureau de l'ANGAP (Agence Nationale pour la Gestion des Aires Protégées), afin de glaner des infos sur la visite du parc et les moyens de s'y rendre. Le bureau est ouvert et il y a même quelqu'un qui nous donne quelques renseignements. Et nous met en contact avec une personne possédant une voiture, car l'entrée du parc est quand même à plus de 20 kilomètres de là. Le gars en question est un peu gourmand sur le prix du transport, on prend ses coordonnées et on retourne chez Emma.
Coup au coeur, nos bagages ont disparu.
Et Yoan qui râlait quand j'essayais de les rendre le moins visible possible... On va voir les voisins, Yoan est presque décidé à forcer le passage pour voir si nos bagages n'y sont pas... Une des voisines nous dit qu'Emma est en fait en réunion... Et effectivement, elle est avec des femmes, qui sont en train de préparer la fameuse journée de la femme du 8 mars : formation couture, gâteau... Mais elle n'a pas vu nos sacs, elle n'est pas passé chez elle... Son copain, Dera, peut être... Mais il n'est pas là. Il en train de faire un tour dans une peugeot 205 bleu marine tunnée à mort, avec même une mini télé à l'intérieur. Bon, j'arrête le suspens, quand il revient il nous confirme qu'il a bien rentré les sacs pour pas qu'on se les fasse piquer... Ouf... Et en bonus, il nous aide à trouver quelqu'un pour nous emmener en voiture jusqu'au parc, pour moins cher. Du coup, on fait des courses pour les 4-5 jours de randonnée qui nous attendent. La difficulté est d'évaluer la quantité de riz qu'il nous faut. Enfin, pas celle qu'on va manger nous, mais celle pour le guide et l'éventuel porteur. Là encore, Dera nous aide à calculer.
Le jour tombe et il pleut. Dans les rues, les grills sont de sortie avec les brochettes de zébus. Il y a aussi des minis beignets de manioc, un régal. Après l'achat de quelques boîtes de sardines, de vache qui rit et autres indispensables, on retrouve Emma qui remballe les affaires de la formation avec Mme Cathy. On va manger au "restaurant", puis on rentre. Après avoir encore un peu discuté, Yoan nous informe qu'il y a une observation naturaliste intéressante à faire dans la cour :JEU : quelle est "l'observation naturaliste intéressante" que l'on voit sur la photo ?
Date limite : dimanche 17 avril 23h59.
A GAGNER : un souvenir de Mada
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Après s'être ébahis, on prépare nos affaires, on fait un peu de lessive et on se couche vite vite, car il est déjà minuit, et demain le départ est prévu à... 5h30 !
11 avril 2005
A Ialatsara
Samedi 5 mars 2005
Après une bonne nuit dans un bungalow en toile, un super petit déj' avec des petits pains fait maison, nous partons avec Jeanne se balader dans la forêt. Jeanne est une jeune femme française, étudiante, passionnées par les primates, et qui réalise un stage bénévole dans cette réserve. Elle a l'habitude de marcher dans cette forêt mais pas vraiment celle de faire visiter. Donc, rythme de folie pour moi et très peu d'explications. Heureusement, Yoan commence à trouver quelques criquets et autres insectes, je peux souffler pendant qu'il photographie. Et j'engage la conversation avec Jeanne.
Au fait, cette réserve naturelle, c'est en fait des restes de forêt primaire tropicale pluviale d'altitude (supérieure à 1000 mètres). En résumé et en langage décodé, cela donne : forêt, arbres, humidité, plantes épiphytes (cf. photo, = qui poussent sur d'autres plantes), racines, et en bonus ça monte et ça descend sans arrêt. Normalement, il y a des lémuriens.
Au final, on aura fait un bon tour ponctué de bons arrêts photo d'insecte, vu une espèce de lémuriens, discuté, fait du sport...
L'après midi, ballade au jardin des propriétaires de la réserve, je bouquine des journaux pendant que Yoan écume le terrain à la recherche de nouvelles espèces de criquets... Il en trouvera une qui s'est échappée, ce qui le rendra de fort mauvaise humeur ! Ah, si cela avait été la seule à lui échapper du voyage...

