23 mai 2005
Dernier jour dans l'Andringitra
Jeudi 10 mars Photos : cf. album "Andringitra - jour 4"
Après une nuit fraîche, le démontage de la tente, du riz pour le petit déj, et avoir attendu un peu Andry, remonté de son village, nous voilà repartis de bon matin... La lumière est magnifique, le cadre aussi. C'est même éblouissant. Nous serpentons, traversons la rivière, et remontons, une pente assez raide qui me donne l'impression de ne plus en pouvoir alors que la journée commence à peine...! Le rythme donné par Fidélis est rapide pour moi, qui reste toujours bonne dernière ! M'enfin, arrivés en haut, nous voilà sur une sorte de plateau rocheux, appelé Diavolana (ce qui signifie "clair de lune"). Le coup d'oeil me confirme que, comme d'habitude, l'effort fourni en vaut la peine !
Nous espérons arriver pas trop tard au camp Catta pour essayer de négocier un transport jusqu'au village suivant, où nous pourrions prendre un taxi brousse, et si possible arriver à Ambalavao dans la soirée... Nous voulons éviter de rester au Camp Catta, car c'est un site touristique connu, et nous craignons les prix !
Nous passons un mur de pierres sèches, assez épais, construit depuis longtemps. Il servait, et sert encore, à protéger les habitants des voleurs de zébus. En effet, la zone où habite l'ethnie "Bara" (où le vol de zébu est un passage obligé pour la reconnaissance du jeune homme) est près, là, vers le sud... Impressionnant !
Nous marchons là un certain temps, Fidélis nous dit "on se croirait sur la lune, hein !?". Nous nous interrogeons avec Yoan sur l'origine de ce nom de lieu, Diavolana, courant à Madagascar. Nous n'avons pas vraiment l'impression d'être sur la lune, mais nous en concluons que ce nom doit être dans ce cas un moyen de faire comprendre aux touristes la dureté du milieu, et leur donner envie de le visiter !
En tout cas, un peu de plat ne me fait pas de mal... même si la fatigue accumulée des derniers jours ne me permet pas de tenir le rythme... Cependant, ce n'est pas moi qui me fait attendre... Yoan, à la recherche de criquets à photographier, est parfois loin derrière moi !
Enfin, nous arrivons au bord du plateau sur lequel nous marchons, en vue de l'objectif à atteindre ce soir : le camp Catta... Il y a encore un sacré bout de chemin, je commence à comprendre pourquoi Fidélis essaye de nous faire nous dépêcher davantage ! Nous prenons néanmoins le temps de faire une pause pour manger (du riz, bien sûr), et même se baigner dans une rivière, près d'un camp aménagé. L'eau est tellement froide... qu'à peine rentrée, je ne reste pas ! La fraîcheur semble me compresser les poumons, et c'est à grands coups d'expirations que j'arrive à m'y remettre ! Yoan arrive lui carrément à se laver les cheveux.
Nous repartons... Encore un peu de plat dans une sorte de prairie, puis nous attaquons la longue longue looongue descente, aménagée en marche d'escaliers...
Plus nous descendons, plus la chaleur se fait lourde et le temps tourne à l'orageux. Au cours de cette descente, j'ai dû m'arrêter, je n'en pouvais plus. Mal à la tête, mal au coeur. Yoan a alors pris mon petit sac pour me soulager. Merci Yoan !
Des feux de brousse récents ont bien laissé leur trace, et l'on voit sur cette photo l'effet "coupe feu" que semble avoir eu le chemin.
Cela fait toujours mal au coeur, de voir ces espaces brûlés. L'impression que les malgaches sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Mais aussi qu'ils n'ont pas vraiment d'alternative "facile" à mettre en oeuvre...
Nous arrivons peu à peu dans la vallée et retrouvons la "civilisation" : Tout d'abord des rizières, puis des champs cultivés, puis des habitations éparses et enfin le village. Nous nous y arrêtons pour nous signaler "sortants" sur un cahier tenu par les villageois. C'est l'occasion de voir un gros boa en train de prendre le frais dans une sorte de mini tunnel formé par 2 blocs de pierres. Les enfants en ont peur, et l'espace de quelques minutes, tout le monde accourt pour voir le serpent, et nous ne sommes plus le centre d'intérêt... Yoan fait mine de sortir le serpent, et tous s'en vont en courant, criant et riant !
Nous continuons à descendre à travers les rizières, en marchant sur les digues, en équilibre. Nous arrivons enfin au fond de la vallée, où il y a une rivière assez grosse à traverser, sans pont. Chaussures enlevées, nous passons, refaisons nos lacets. Juste après, à nouveau une rivière à traverser, et toujours pas de pont ou d'aménagement. Fatiguée, je commence à être de mauvaise humeur et râle de devoir encore enlever les chaussures. Je les quitte, et je suis de mauvaise grâce les conseils de Fidélis pour traverser "vas plus bas, car sur les rochers noirs, ça glisse", et bien sûr, tétue, je passe sur lesdits rochers, glisse et... tombe ! Ah, ça réveille, et la montée d'adrénaline (et de colère) mettent à jour ma mauvaise humeur qui entraîne aussi la mauvaise foi. J'en veux à tout le monde, et décide de ne pas remettre mes chaussures de marche, mais marcher pieds nus...
Après m'être un peu calmée, reposée, je les remets, ces chaussures, et vais m'excuser auprès de Fidélis, qui doit être habitué à en voir, des vazahas qui craquent ! Le plus difficile, c'est que j'ai l'impression que nous sommes arrivés, mais à chaque fois, c'est plus loin, il y a encore de la marche... La maison d'entrée du Parc passée, nous achetons un peu de classiko orange (boisson gazeuse à l'orange, bien sucrée), à partager, pour reprendre un peu de forces.
Peine perdue, entre mon rythme de marche qui s'amenuise peu à peu, de pair avec mon moral, il faut encore marcher, marcher, je suis découragée, d'autant plus qu'il faut monter de l'autre côté de la vallée pour arriver au fameux camp... Andry, qui boîte, reste en arrière avec moi. Nous arrivons enfin... Je n'en peux plus et enchaîne sur des étirements pour éviter les courbatures. On boit un coup, genre Tonic, et apprenons qu'il ne sera pas possible de partir ce soir... En fin de compte, l'emplacement d'une tente n'est pas trop cher, et en demandant de n'avoir que le plat principal - riz, sans entrée ni dessert, le coût reste abordable. Guide et porteurs se débrouillent eux de leur côté : en amenant le reste de leur riz à la cuisine, ils partagent et peuvent avoir du laoka : l'accompagnement. Fidélis travaillait auparavant là, il a l'air de connaître tout le monde.
Nous profitons même des sanitaires, avec eau chaude... Sur l'emplacement de la tente, il y a de la paille pour adoucir le sol... Que demander de plus ??
16 mai 2005
Suite de la dure journée...
Mercredi 9 mars suite
Oui, nous repartons après avoir grimpé jusqu'en haut du 2ème sommet de Madagascar, après 600 mètres de dénivelé aller et retour... Je ne suis pas très chaude, je préfererais rester au camp à ne pas faire grand chose, mais Fidélis à l'air de dire que c'est possible, et Yoan est bien motivé... Donc, on prend toutes nos affaires et on y va. On pose nos sacs à dos dans un autre camp où nous dormirons.
Et l'on se refait 600 mètres de dénivelé, en commençant par descendre ce coup ci. Quand je vois la raideur de la descente, je m'imagine les difficultés pour remonter... Mais c'est trop tard, on est parti...
Andry, le porteur, nous accompagne aussi, mais il a prévu lui de descendre jusqu'à son village pour chercher de nouvelles affaires. En effet, hier soir (la soirée où l'on s'est raconté des blagues), on a aussi discuté de ses tarifs. On n'a pas vraiment réussi à négocier comme on l'a fait avec Fidélis. Nous savons très bien que cela représente une grosse somme pour lui, nettement supérieure à s'il travaillait au champ. Ce sont les tarifs imposés par l'organisme gestionnaire du Parc de l'Andringitra. Bon, tant mieux pour lui. Hier soir, nous avons aussi déterminé qu'il viendrait jusqu'à la fin de la randonnée avec nous, et qu'il repasserait donc par Ambalavao avant de renter chez lui, plutôt que de refaire le trajet à pied à travers le parc. Et donc, puisqu'il va passer par "la ville", et qu'il va être fort payé, il semble vouloir repasser chez lui afin de prendre des affaires "décentes" pour son passage à Ambalavao. C'est marrant, la première fois qu'on la vu, on a eu la même remarque avec Yoan, ça nous a fait bizarre, car il était avec des chaussures à la mode, compensées, pas du tout pratiques pour marcher ; un bandana sur la tête, et des lunettes de soleil en haut du front (qu'il n'a jamais placées sur ses yeux) en décoration. Un kakou, en quelque sorte. Ce qui se confirmera...
Le but de l'après midi est d'aller voir des chutes d'eau et une grotte, qui ont chacune une histoire. Au final, ce sera un peu décevant : la grotte est vraiment une petite grotte de base où habitait un berger pour se cacher des voleurs. Les chutes, nous les verrons de loin car trop fatigués pour aller à leur pied. Ces 2 chutes d'eau ont la réputation de régler les problèmes de fertilité... Mais il est tard, nous sommes fatigués, et nous remontons en espérant arriver avant la nuit...
Nous marchons le long d'un canal (donc c'est plat) pendant un certain temps que j'apprécie. J'apprécie aussi l'importance du travail qui a été réalisé pour ariver à cet aménagement. Et cela date d'il y a 1 à 2 siècles, tout à été fait à la main. Balèze !
Puis... nous remontons, et là, c'est le calvaire pour moi, je suis vraiment crevée, ce n'est plus à un escargot auquel je compare mon allure, mais plutôt à une grand-mère fatiguée et malade... A cette vitesse, c'est sûr, on va rentrer de nuit et encore... Et là, Yoan fait preuve d'un immense courage : il me traîne. Il attrappe mon bâton et tire dans les passages adéquats : montée, mais sans trop d'obstacles, car sinon je n'arrive pas à placer mes pieds à temps et tombe... Quel athlète ! Grâce à lui, nous arrivons juste à la tombée de la nuit. Il est par contre claqué. J'arrive à trouver le courage pour monter la tente.
La soirée, à la lumière de la bougie, est tranquille. Le guide nous avoue qu'on a fait un trajet de fous, aujourd'hui, que c'était la première fois qu'il faisait ça, qu'on ne devrait pas lui demander d'en faire autant. Nous lui répondanons gentiment qu'il faut aussi qu'il nous dise si ce qu'on lui demande ne lui parait pas possible, car c'est lui qui connait les lieux. Voilà donc un exemple de la "politesse" malgache : il n'a pas osé nous dire "non, ce n'est pas possible de faire tout ça en une seule journée avec votre rythme". Ensuite, nous avons une discussion sur le couple, les façons de voir les choses à ce sujet à Madagascar et en France. Il nous demande quoi penser d'une française qu'il a guidée, et qui lui écrit régulièrement des lettres d'amour, lui proposant de venir vivre avec lui...
La nuit a encore été bien fraîche, nous n'avons pas profité de la piscine naturelle à côté du camp : trop froid et pas assez de temps aux heures chaudes...
14 mai 2005
Lémuriens
A la demande expresse de Lâm et Raoul,
vous trouverez des photos et quelques explications à propos des lémuriens à :
http://lilikely.canalblog.com du 12 mai.
J'y attends vos visites et vos commentaires !
11 mai 2005
Imarivolanitra, nous voilà !
Mercredi 9 mars Photos : cf. album "Andringitra - jour 3"
La nuit était bien froide. Pour voyager "légers", nous n'avons pris qu'un duvet, un tissu, et un sac à viande en soie (Merci Lâm !). Pas de tapis de sol. Mais une tente quand même, qui nous aura bien servi pendant le voyage. La tente n'est en général pas nécéssaire en voyage à Madagascar, on trouve toujours un endroit où dormir (hôtel, bungalow, dortoir chez les soeurs etc...) dans les endroits touristiques ou moins touristiques. Dans la plupart des parcs nationaux, les boucles proposées se font sur une journée, ce qui permet de rentrer dormir, ou bien des tentes sont proposées. Mais lorsqu'on va dans des parcs un peu moins fréquentés, un peu moins organisés que les plus connus, il vaut mieux avoir son matériel. Encore plus si l'on souhaite sortir des sentiers battus ou faire de la randonnée dans des coins déserts (s'il y a risque de pluie ou de froid, sinon, c'est pas mal aussi, à la belle étoile !)...
La nuit était donc froide, et c'est justement au petit matin, quand le soleil se lève et commence à chauffer qu'on se rendort mieux. Mais c'est aussi le moment où il faut se lever, pour cette grande journée ! Et là, éblouissement devant la beauté de la lumière du matin, des premiers rayons de soleil sur la falaise en face de l'entrée de la tente (cf. album photo). Quelques minutes, et la lumière change, ce spectacle là est déjà fini. Bon, après le riz du matin, on part, le plus légers possible, puisque nous laissons la tente et la plupart de nos affaires là (gardons confiance, pas grand monde ne doit passer par ici - ne soyons pas parano sur les vols...).
Nous partons, tous les quatre : le guide Fidelis, le porteur Andry, le vazaha Yoan et moi. Le début est plat, jusqu'à arriver au sentier, qui monte, qui monte... Ce ne sont quasiment que des escaliers, aménagés en grosses dalles de pierres inégales. L'aménagement est appréciable et la somme de travail que cela représente est impressionnante ! Les travaux ont été réalisés par l'association des guides, payés si j'ai bien compris par WWF (World Wild Found), association internationale d'origine états-unienne, qui a fait de nombreuses recherches scientifiques et qui a poussé pour la reconnaissance de l'Andringitra. Et si nous ne sommes pas convaincus de l'intérêt de son classement en Parc National pour les richesses naturelles du lieu, les paysages à eux seuls pourraient le justifier. Des énormes blocs de granit, parfois tous ronds, parfois très déchiqutés, en mélange avec des milieux couverts par des végétaux...
En route, nous trouvons un cadavre de lémurien Maki catta. Il a du tomber de la falaise. Fidélis est étonné que les membres du groupe auquel il appartient ne soient pas dans les parages, voire, ne l'aient pas récupéré. Il en conclu qu'il devait s'agir d'un "nomade", qui s'était peut être fait chasser par la bande qui habite plus haut. C'était bien triste de voir cette jolie bête sans vie.
La montée se poursuit, et les difficultés commencent pour moi. Enfin, les difficultés... J'exagère. Je marche juste à la vitesse d'un escargot quand ça monte, c'est tout. Et aussi, je suis toute rouge au bout d'un moment, et j'ai chaud. D'autant plus que le soleil commence à taper ! D'un autre côté, je ne suis pas toujours un fardeau pour le groupe, car Yoan qui cherche et parfois découvre à chaque tournant une bestiole à observer et photographier est en fin de compte parfois plus lent que moi ! Nous profitons le paysage grandiose à la faveur de quelques pauses, courtes, car le chemin est long. 600 mètres de dénivelé, pour arriver jusque là haut à partir du camp où nous avons dormi.
Plus nous montons, et moins il y a de plantes. Le minéral, la pierre, se font de plus en plus présents. Nous traversons une sorte de col et retombons sur du plat, et enfin, nous voyons le but de notre marche. C'est encore loin !
Nous traversons une minuscule rivière, et Fidelis explique que les élèves de l'école de Namoly sont déjà venus faire une visite là. Il avait fait très froid, et l'eau avait gelé. Un jeune de 14 ans avait alors marché dessus, en se déclarant Jésus, ce qui avait bien fait marrer ses copains. Moi, je me dis juste qu'ils devaient en chier, les pauvres écoliers, et en plus ils avaient dû avoir bien froid ! Mais qu'ils dévaient certainement avoir moins de difficultés que moi !La fin de l'ascension est parfois proche de l'escalade (OK, j'exagère un peu, c'est juste pour dire que c'est bien raide !), un coup dans des sortes d'éboulis, un coup sur de grandes dalles de pierre arrondies. La marque de l'écoulement de l'eau ressemble parfois à de petites marches creusées dans la pierre.
Au bout de 5 heures de montée, nous y voilà... Panorama à 360°, ciel dégagé... mais on ne voit pas la mer. C'est magnifique, grandiose, etc etc... En malgache, on peut dire "Mahafinaritra", qui signifie "qui rend heureux". En plus, Yoan trouve de beaux criquets dans les lambeaux de végétation. Bref, tout le monde est content. Se reposer, lire puis écrire un mot sur le carnet de sommet, déguster le paysage, boire un coup et apprécier quelques biscuits chocolatés... et il faut redescendre.

Mais non, je ne fais pas la gueule, je suis juste fatiguée, c'est tout !
Nous avons la chance de pouvoir croiser et observer de brefs instants le groupe de lémurs catta qui habitent dans le coin. Ils s'éloignent vite dès qu'ils nous ont repéré, dommage. Ça reste quand même une magnifique observation, ce groupe, qui saute pour s'enfuir !
Avec la fatigue, je me tords une cheville, que Fidelis manipule et étire. Au final, même à froid, je n'aurais pas mal.
Rentrés au camp vers 13 heures, je me douche en plein air, au soleil, pendant que le riz cuit. Nous mangeons notre riz et nous reposons un peu. Puis nous repartons... Hein quoi, nous repartons ?
Suite au prochain message...
05 mai 2005
Montagne d'Imarivolanitra ou Pic Boby
A propos du Pic Boby, ou de la montagne d'Imarivolanitra, voici un site internet qui raconte de façon très complète (y compris le pointage GPS !) cette randonnée :
http://www.wandelwebsite.nl/afrika/andringitrafrancais.html
Le premier vazaha (= européen ou blanc de peau) qui ait officiellement vaincu cette montagne, avait décidé de lui donner le nom du premier qui atteindrait le sommet. Comme il se trouve que c'est son chien... le sommet s'est donc appelé le Pic Boby !
Mais comme cette montagne avait déjà un nom malgache, et qu'en plus à Madagascar le chien est un animal très mal considéré (un peu comme le rat pour nous), mieux vaut l'appeler par son nom originel (mais nettement plus difficile à prononcer et à retenir pour nous vazahas !) : Imarivolanitra. Je ne me rappelle pas exactement de la traduction, mais c'est quelque chose comme "beaucoup de ciels" ou "proche du ciel". L'idée globale, c'est que de cette montagne on voit plus de ciel que de terre, qu'on est proche des nuages... et de Dieu.
02 mai 2005
Blagues et devinettes
Soir du mardi 8 mars
Pour agrémenter le repas du soir et détendre l'atmosphère, j'ai proposé ce mardi soir, veille de grande journée de sommet, que l'on se raconte des blagues. Il y a Yoan, le guide Fidelis, le porteur Andry, et moi. Je me propose de commencer. Il faut d'abord arriver à se rappeler de quelque chose de drôle et original, qui puisse être saisi par des personnes qui ont une autre culture. Petit manque d'inspiration, je finis par raconter la série des devinettes sur les éléphants dans la 2 CV et dans le magasin de porcelaine puis dans le frigo... Pas très brillant, je sais, mais au final, c'est une des réponses faite par le guide qui est marrante. A la question "Comment fait-on pour faire rentrer 4 éléphants dans une 2 CV ?", il répondit "En faisant entrer la mère en premier, puis les 3 enfants foncent dans la 2 CV pour la rejoindre car ils ne supportent pas d'en être séparés". Du coup, ma réponse "Ben... 2 devant, 2 derrière" était en fin de compte un peu pâle à côté !
Andry pour sa part nous a raconté une histoire qui doit se raconter dans les campagnes malgaches pour faire travailler le calcul mental. Du genre, c'est un corbeau qui vole, et qui passe au dessus d'un grand nombre de ses amis et leur demande "Combien êtes-vous, en bas ?", et leur réponse est du genre "tu multiplies x par y, tu retranches z, tu ajoutes le nombre de ton équipe, et tu trouves notre quantité". A final j'ai donné une mauvaise réponse, il aurait fallu tomber sur 100... La honte ! En tout cas, ce n'est pas la première fois qu'à ce genre de jeu, les malgaches proposent des petites charades ou devinettes sensées faire travailler l'esprit. Je m'en suis parfois sortie mieux !
